Décembre – actualités

📜Actualité législative📜

Le projet de loi portant des dispositions diverses temporaires et structurelles en matière de justice dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus COVID-19 a été adopté en commissions.

👉 Projet de loi disponible ici

📖 Publications 📖

Les professeurs N. Gallus et A.-Ch. Van Gysel ont contribué, respectivement sur le droit des personnes et le droit patrimonial de la famille, à la dernière chronique de législation en droit privé (1er janvier – 30 juin 2020) (première partie), publiée dans le Journal des tribunaux (n° 6837, 2020, pp. 861 et s.).

Dans la dernière livraison de la Revue du Notariat (2020/10), deux nouvelles contributions de deux membres de l’Unité :Beernaert, J., « Le transfert immobilier et le capital alimentaire dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel : une piste à explorer ? », Rev. not., 2020/10, n° 3155, p. 865-879 et Lalière, F., « Les deux vocations successorales distinctes », Rev. not., 2020/10, n° 3155, p. 902-906.

Dans la revue tijdschrift voor familierecht, le professeur Pfeiff cosigne une contribution intitulée « de buitengerechtelijke lastgeving in internationale contexte » (T. fam., 2020, nr. 10, 280-291).

⚖️ Jurisprudence ⚖️

Cass., 12 novembre 2020

La Cour de cassation a rendu un arrêt ce 12 novembre 2020, cassant un arrêt de la Cour d’appel de Liège et motivé comme suit :

« L’arrêt, qui considère que « les termes des conditions de l’apport sont clairs » et que « l’acte modificatif du … est valable et doit sortir tous ses effets », n’a pu, sans méconnaître la force obligatoire de cet acte et violer, partant, l’article 1134, alinéa 1er, du Code civil, décider que la défenderesse est « fondée à réclamer une créance » au demandeur au motif qu’« il existe […] un appauvrissement [de la défenderesse] et un enrichissement [du demandeur] par l’apport de l’immeuble à la communauté accessoire » et que « cette disproportion ne se justifie pas » « .

👉 Plus d’informations : https://juportal.be/JUPORTAwork/ECLI:BE:CASS:2020:ARR.20201112.1F.3_FR.pdf

Cass., 11 décembre 2020

Ce 11 décembre 2020, la Cour de cassation a rendu un nouvel arrêt en matière de pension après divorce :

« 1. Krachtens artikel 301, § 3, eerste en tweede lid, Oud Burgerlijk Wetboek legt de rechtbank het bedrag van de onderhoudsuitkering vast die ten minste de staat van behoefte van de uitkeringsgerechtigde moet dekken. De rechtbank houdt rekening met de inkomsten en mogelijkheden van de echtgenoten en met de aanzienlijke terugval van de economische situatie van de uitkeringsgerechtigde. Om die terugval te waarderen baseert de rechter zich met name op de duur van het huwelijk, de leeftijd van partijen, hun gedrag tijdens het huwelijk inzake de organisatie van hun noden en het ten laste nemen van de kinderen tijdens het samenleven of daarna. De rechter kan indien nodig beslissen dat de uitkering degressief zal zijn en in welke mate.
Krachtens artikel 301, § 4, eerste en tweede lid, Oud Burgerlijk Wetboek mag de duur van de uitkering niet langer zijn dan die van het huwelijk. In geval van buitengewone omstandigheden kan de rechtbank de termijn verlengen, indien de uitkeringsgerechtigde aantoont dat hij bij het verstrijken van de termijn, om redenen onafhankelijk van zijn wil, nog steeds in staat van behoefte verkeert. In dit geval beantwoordt het bedrag van de uitkering aan het bedrag dat noodzakelijk is om de staat van behoefte van de uitkeringsgerechtigde te dekken.

Uit de wetsgeschiedenis en de doelstelling van voormelde bepalingen volgt dat de rechter de duur van de onderhoudsuitkering kan beperken tot een kortere termijn dan de huwelijksduur, indien en voor zover de uitkeringsgerechtigde kan worden verondersteld na verloop van die kortere termijn over voldoende inkomsten of mogelijkheden te beschikken om zelf in zijn behoeften te kunnen voorzien.

De appelrechter die de duur van de onderhoudsuitkering van de eiseres beperkt tot een kortere termijn dan de huwelijksduur « nu daarmee de economische terugval [van de eiseres] voldoende is gecompenseerd », zonder vast te stellen dat de eiseres na verloop van die termijn kan worden verondersteld over voldoende inkomsten of mogelijkheden te beschikken om zelf in haar behoeften te kunnen voorzien, verantwoordt zijn beslissing niet naar recht »

Traduction libre :

En vertu de l’article 301, paragraphe 3, alinéas 1 et 2, de l’ancien code civil, le tribunal détermine le montant de la pension alimentaire, qui doit au moins couvrir l’état de besoin du bénéficiaire. Le tribunal prend en compte les revenus et les capacités des conjoints ainsi que la dégradation significative de la situation économique du bénéficiaire. Pour apprécier cette dégradation, le tribunal prend notamment en compte la durée du mariage, l’âge des parties, leur comportement pendant le mariage en ce qui concerne l’organisation de leurs besoins et la prise en charge des enfants pendant leur vie commune ou après. Le cas échéant, le juge peut décider que l’indemnité sera dégressive et dans quelle mesure.

En vertu de l’article 301, paragraphe 4, alinéas 1 et 2, de l’ancien code civil, la durée de la pension ne peut pas dépasser celle du mariage. En cas de circonstances exceptionnelles, le tribunal peut prolonger la période si l’ayant droit prouve qu’il est toujours dans le besoin à l’expiration de la période, pour des raisons indépendantes de sa volonté. Dans ce cas, le montant de la prestation doit correspondre au montant nécessaire pour couvrir l’état de besoin du bénéficiaire.

Il résulte de l’histoire du droit et de l’objectif des dispositions précitées que le juge peut limiter la durée de la pension alimentaire à une période plus courte que la durée du mariage, si et dans la mesure où l’on peut supposer qu’à l’issue de cette période plus courte, le bénéficiaire disposera de ressources ou de possibilités suffisantes pour subvenir à ses propres besoins.

Une juridiction d’appel qui limite la durée de la pension alimentaire de la requérante à une période plus courte que la durée du mariage « maintenant qu’elle a compensé de manière adéquate la dégradation économique [de la requérante] », sans constater qu’à l’issue de cette période, la requérante peut être présumée disposer de ressources ou de moyens suffisants pour subvenir à ses propres besoins, ne doit pas motiver sa décision.
Le moyen est fondé.

👉 Plus d’information : https://juportal.be/content/ECLI:BE:CASS:2020:ARR.20201211.1N.8?HiLi=eNpLtDKwqq4FAAZPAf4=

💡Recherche💡

L’Unité entreprend un projet de recherche relatif au tribunal de la famille et l’évaluation de celui-ci. Toutes les informations utiles dans la section du site dévolue aux projets.